L’atelier Nomade « Cercles de contes » est librement inspiré des ateliers Cercles de Conteurs créés et impulsés par Suzy Platiel (Ethno-linguiste africaniste) en France et du projet Européen Seeds of tellers (Graines de Conteurs).

Aujourd’hui la formation des enseignant·e·s accorde de plus en plus d’importance à l’expression orale. La Maison du Conte et de la Littérature est convaincue que les bénéfices du conte à l’école sont nombreux tant au niveau du langage, qu’au niveau cognitif ou social. Et que la prise de parole par les enfants est l’occasion de dialoguer ensemble et d’apprendre à s’écouter les uns les autres.

Conter à l’école, c’est participer à un projet commun inclusif, qui permet de faire travailler la mémoire, l’imaginaire, les capacités langagières, le raisonnement logique afin de mieux accéder à la lecture et à l’écriture, par la suite.

Comment accompagner les élèves vers une meilleure maîtrise de la parole ?

En partageant avec les enfants et leurs enseignant·e·s un répertoire commun d’histoires issues de la littérature orale (contes, comptines, devinettes, jeux de doigts…)
Il ne s’agit ni de former des conteur·se·s, ni de préparer un spectacle, mais de permettre à chacun, enfant, adulte, de s’approprier ce répertoire, en y apportant sa voix et sa personnalité, et de vivre un moment de véritable plaisir commun. Des contes à dire avec vos mots, vos émotions !

L’atelier nomade « Cercle de contes » se développe sur le long terme. C’est-à-dire avec un minimum de 8 séances, à raison d’une séance toutes les deux à trois semaines.

Comment cela se passe ?

– Assis en cercle, les enfants et leurs enseignant·e·s écoutent et réécoutent des contes transmis oralement par les animatrices sans le support d’un livre.
– Au fil du temps, chacun·e aura l’espace nécessaire, s’il·elle le souhaite, pour raconter à son tour. La personne qui conte peut solliciter de l’aide, si elle en ressent le besoin. Elle est donnée par celui ou celle qui le souhaite.
– Les séances nécessitent un cadre sécurisant pour encourager et accompagner la prise de parole (régularité dans les séances, rituels, respect et étayage de la parole, bienveillance à l’égard de la personne qui conte).

Aucune remarque n’est faite sur la façon de conter (prononciation, vocabulaire, syntaxe, formes verbales…etc…). L’amélioration de la langue se fait au fil des séances, de manière inconsciente, par imprégnation, en réécoutant les contes.